Résidence La MongieVous avez acheté un appartement dans une jolie résidence au pied des pistes ou en bord de mer, en profitant de nombreux avantages fiscaux. Un gestionnaire sérieux s’occupe de le louer, de l’entretenir et vous permet même d’occuper les lieux quatre semaines par an. En plus, il s’engage à vous verser un loyer garanti, quel que soit le taux d’occupation de l’appartement, ceci en vertu d’un bail commercial de neuf ans. Une affaire, le rêve !

Mais au bout de trois ans, c’est le choc. Le gestionnaire vous annonce que les temps sont trop durs : il se déclare en faillite. Placé sous sauvegarde judiciaire, il vous demande d’accepter une baisse de vos loyers jusqu’à… 70%. Sinon il stoppe l’exploitation. Piégé, vous ne pouvez refuser. Car faute d’exploitant, fini les loyers, mais surtout il vous faudra rembourser tous les avantages fiscaux : l’Etat vous demandera de passer à la caisse. Or vous avez un crédit en cours et aucune possibilité de revendre votre bien.

Vous n’êtes pas seul, loin de là.

Antipodes, Mona Lisa, Quiétudes, Rhodes Tourisme, Résid’Hotels, Maisons de Biarriz, Transmontagne… Des dizaines d’exploitants ont laissé derrière eux une kyrielle de propriétaires en colère.

Le phénomène semble s’être emballé ces derniers mois. Résitel puis Soderev, deux filiales du groupe Lagrange, le second opérateur de résidences de tourisme en France, ont à leur tour demandé leur placement sous procédure de sauvegarde. Cette fois encore, des milliers de personnes se retrouvent prises au piège.

Cette manœuvre, bien légale mais pas très honnête, a déjà été décrite dans des journaux spécialisés. Pour les consulter, rendez-vous sur la page Les médias en parlent.