2021447744_7577b15857_z« L’indice de la construction (ICC) sur lequel se basent les loyers a augmenté de 40% en dix ans, ce qui a déséquilibré le contrat. On est obligés de revenir aux rentabilités d’origines« , m’explique Philippe Pagès, directeur des patrimoines chez Pierre et Vacances. L’interview se déroule par téléphone début avril, dans le cadre d’une première enquête sur le sujet.

Depuis des mois, le groupe Pierre et Vacances Center Parcs (qui possède aussi les enseignes Maeva, Adagio et Sunparks) fait face à une véritable bronca des propriétaires, qui se plaignent de renégociations drastiques à la baisse de leurs loyers lors des renouvellement de baux.

Philippe Pagès admet la politique globale de réduction des loyers, mais celle-ci se limite à un tiers du parc ajoute-t-il. Plutôt que de baisse, il préfère parler de changement de logique : du « tout garanti », Pierre et Vacance passe à un « minimum garanti » augmenté d’un « variable lié à la performance économique du site »: « Les propriétaires ne tiennent compte que du minimum garanti ».

Ecoutez la première partie de l’interview (5:38) :

Philippe Pagès précise que sur les dix dernières années, les loyers ont augmenté de 40% avec l’indice du cout de la construction sur lequel ils sont indexés : « De 4% de la rentabilité servie en fin de bail il y a neuf ans, nous sommes aujourd’hui à 6%. »

Ecoutez la seconde partie de l’interview (4:23) où il s’explique sur cette augmentation des loyers :

Quelques éléments de contexte…

 

  • L’indice ICC selon l’Insee :

 

ICC

 

  • Le site de Pierre et Vacances Immobilier

On y parle bien de loyer garanti, mais aussi d’un « engagement de location par bail de 9 ans », comme le montre cette saisie d’écran :

 

Site P&V

 

  • Le cours de l’action Pierre et Vacances :

 

 

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Tatiana KalouguineAuteur de l’article : Tatiana Kalouguine
Temps de fabrication : 1 jour
Coût estimé (déplacement, matériel, pige) : 100 euros